Des moyens de transport écologiques

Le cyclisme et la marche sont difficiles à battre pour améliorer le bien-être des gens et la santé de notre planète.

En tant qu'activités physiques, ils peuvent améliorer la santé physique et mentale. En tant que moyens de transport, ils donnent l'espoir de réduire notre utilisation d'automobiles assoiffées de carburant.

L'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie a récemment analysé les résultats d'une consultation portant sur les activités de plein air et l'environnement. Cette étude a été menée en automne 1992 par le Programme «La vie active et l'environnement» dans le cadre des initiatives du Plan vert du gouvernement fédéral. Les résultats montrent combien de personnes membres d'organisations oeuvrant dans le domaine de la condition physique et de l'environnement se servent de la marche et du cyclisme comme moyens de transport. Ces personnes recommandent différentes manières de se servir plus souvent de moyens de transport physiquement actifs.

Nous avons tous vu des messagers à bicyclette sous la pluie, la grêle ou la neige. Mais ce ne sont pas les seuls à avoir adopté ce moyen de transport. Dans le cadre de cette consultation, une personne sur cinq a dit qu'elle va au travail et en revient à bicyclette le printemps, l'été et l'automne. En été, près de la moitié d'entre elles parcourent jusqu'à 9 kilomètres à bicyclette, et une sur cinq fait un trajet de 10 à 14 kilomètres. En hiver, la moitié des cyclistes jugent plus prudent de se tenir loin des chaussées glissantes.

Quant à la marche, elle demeure populaire toute l'année. Sur 10 p. 100 des personnes qui se rendent à pied au travail, la plupart parcourent moins de cinq kilomètres. Et elles le font chaque jour de travail.

Les gens qui ne se rendent pas au travail à bicyclette disent que les mesures suivantes les encourageraient à se servir plus souvent de leur bicyclette :

  • des voies de circulation ou des bas-côtés asphaltés réservés aux cyclistes;
  • un plus grand respect des conducteurs de véhicules motorisés envers les cyclistes;
  • des pistes cyclables distinctes des voies de circulation.

Quant à ceux qui ne se rendent pas à pied au travail, ils le feraient plus souvent :

  • s'ils vivaient plus près du lieu de leur travail;
  • s'ils avaient accès à des voies de piétons distinctes des voies de circulation;
  • s'ils avaient accès à des douches et à des vestiaires.

En tant que citoyens, nous pouvons faire notre part pour protéger l'environnement. Entre autres, nous pouvons :

  • demander aux planificateurs urbains des voies plus sûres pour les marcheurs et les cyclistes;
  • demander aux employeurs d'installer des râteliers à bicyclette dans des endroits plus sûrs (à l'intérieur, à la vue de collègues de travail ou de gardes de sécurité) et des douches;
  • aller au travail ou faire des courses le plus souvent possible à pied ou à bicyclette.

Le regretté économiste britannique E. F. Schumacher a insisté sur le fait que dans un environnement strictement limité comme le monde, «l'objectif consiste à maximiser le bien-être des gens en limitant la consommation au minimum». Il est évident que la marche et le cyclisme contribuent à l'atteinte de cet objectif.


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