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Historique du sondage
L'Enquête condition physique
Canada réalisée en 1981 a permis de dresser
un portrait détaillé de la population canadienne
en ce qui concerne les activités physiques pratiquées
pendant les loisirs, la condition physique et l'état
de santé. Plus de 23 000 personnes âgées
de 7 ans et plus ont participé à cette enquête
historique grâce à laquelle il a été
possible de réunir des données de base sur tous
les Canadiens et les Canadiennes, à l'exception des 3 %
qui n'habitent pas en milieu familial.
Environ un cinquième des personnes ayant participé
au sondage de 1981 ont été sollicitées
pour la deuxième enquête, menée en mars
et en avril 1988. La majorité des 4 000 répondants
du sondage de 1988 ont ainsi participé aux deux études
effectuées en 1981 et en 1988, ce qui fait de l'Enquête
Campbell sur le mieux-être au Canada de 1988 le premier
sondage national longitudinal sur l'activité physique.
Pendant une visite à domicile, les quelque 4 000
participants de l'enquête Campbell ont rempli un questionnaire
et se sont soumis à une série de tests de condition
physique, connue sous le nom de Physitest normalisé canadien.
Objectifs
L'enquête de 1988 avait principalement pour objet d'actualiser
les données de 1981, d'examiner l'influence de l'exercice
sur l'état de santé et de voir dans quelle mesure
les personnes interrogées restent fidèles à
la pratique d'un exercice régulier.
Plus précisément, avec l'Enquête Campbell
sur le mieux-être au Canada, on s'était fixé
les objectifs suivants :
- décrire l'évolution constatée au sein
de la population canadienne entre 1981 et 1988 en ce qui concerne
la place de l'activité physique dans les loisirs et
le niveau de condition physique;
- définir les caractéristiques démographiques
des personnes dont le niveau d'activité physique a
augmenté, s'est maintenu ou a diminué pendant
cette période;
- analyser le rapport existant entre l'état de santé
en 1988 et l'évolution du degré d'activité
physique pendant la période 1981-1988, et examiner
notamment les effets de la pratique d'exercices peu intenses;
- étudier le rapport existant entre l'évolution
du degré d'activité physique entre 1981 et 1988
et les motivations, les facteurs d'incitation, les empêchements
et la situation sociale.
Résultats principaux
- Les Canadiens et Canadiennes de 15 ans et plus étaient
davantage actifs en 1988 qu'en 1981, que l'on se base sur
l'énergie totale dépensée ou simplement
sur le temps consacré à l'activité physique
pendant les loisirs.
- On peut dire qu'un tiers des Canadiens et des Canadiennes
de 10 ans et plus sont actifs pendant leurs loisirs. Cette
conclusion repose sur la quantité totale d'énergie
dépensée par un individu pendant toutes les
activités récréatives exigeant un effort
physique. De la même façon, 43 % des personnes
sont jugées inactives et un quart modérément
actives pendant leurs loisirs.
- Si l'on peut considérer qu'un tiers des Canadiens
et des Canadiennes sont actifs, seules 11 % des personnes
interrogées se livrent tous les deux jours, pendant
30 minutes ou plus, à un exercice d'intensité
modérée ou élevée. Elles sont
presque 40 % à pratiquer un exercice de cette
durée et à cette fréquence, mais de façon
moins intense. Enfin, 14 % font de l'exercice tous les
deux jours pendant moins de 30 minutes, et 38 % de façon
irrégulière pendant moins de 30 minutes chaque
fois.
- Lorsqu'on examine l'énergie dépensée
pendant les loisirs par les mêmes personnes en 1981
et 1988, on constate que d'après les deux enquêtes
un tiers des gens de 15 ans et plus étaient inactifs.
Ces personnes représentaient en 1988 la tranche de
population la plus importante. Entre 1981 et 1988, un quart
des personne interrogées ont commencé à
pratiquer un exercice régulier, tandis qu'une proportion
équivalente de Canadiens et de Canadiennes ont poursuivi
une activité commencée antérieurement,
au même niveau ou à un niveau légèrement
supérieur ou inférieur. Seuls 14 % des
répondants ont interrompu leur programme d'activité
physique.
- La marche était en 1988 la forme d'activité
physique la plus courante, et elle a été citée
par six Canadiens sur dix. Les autres activités mentionnées
par plus du tiers de la population sont le jardinage, la natation,
le cyclisme, la danse de société et l'exercice
à la maison.
- Les Canadiens et les Canadiennes répondent que leurs
habitudes alimentaires évoluent dans un sens que l'on
juge habituellement positif : ils consomment plus de
volailles, de poisson, de fruits et de légumes, et
ils réduisent la viande rouge et l'apport calorifique
total. Contrairement à l'idée générale,
il existe très peu de différence entre les sexes
pour ce qui est de l'apllication des consignes alimentaires.
Toutefois, les jeunes femmes (de 15 à 24 ans) se révèlent
particulièrement réfractaires aux recommandations
d'ordre nutritionnel. Les hommes d'un certain âge (de
45 à 64 ans) sont aussi moins enclin à respecter
le Guide alimentaire canadien. Pour de plus récentes
informations sur les habitudes alimentaires des Canadiens
et Canadiennes, communiquer avec l'Institut national de la
nutrition à nin@nin.ca.
- Un tiers des Canadiens et des Canadiennes de 15 ans et plus
sont menacés d'obésité, que cette dernière
soit définie en fonction de l'indice de la masse corporelle
(IMC), de la quantité de graisses sous-cutanées
ou de l'emplacement des tissus adipeux. Chacun de ces paramètres
sert à décrire une situation dont la gravité
peut entraîner une mort prématurée.
- En moyenne, les Canadiens âgés de 10 ans ou
plus pèsent 76 kilogrammes et mesurent 174 centimètres.
Les Canadiennes pèsent 61 kilogrammes et mesurent 161
centimètres. Des données anthropométriques
détaillées sur les différents groupes
d'âge sont disponibles dans le document PDF suivant (PDF :
22 KO / 6 pages).
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