Sondage indicateur de l'activité physique en 1997

Le Sondage indicateur de l'activité physique en 1997 constitue la deuxième phase du Sondage indicateur de l'activité physique et a été mené à l'automne 1996 et au printemps 1997.

Collecte des données
Le Sondage indicateur de l'activité physique en 1997 était destiné à être mené par interviews téléphoniques assistées par ordinateur (ITAO). En plus des questions des interviews individuelles, les parents ont répondu à des questions portant sur un de leurs enfants de moins de 18 ans vivant chez eux. Au total, l'échantillon final était constitué de 1 875 adultes âgés de 18 ans ou plus et de 656 enfants âgés de 1 à 17 ans.

Résultats du sondage

Participation à l'activité physique

  • Conformité au Guide d'activité physique canadien
    Un tiers des Canadiens et Canadiennes de 25 à 55 ans se conforment aux lignes directrices présentées dans le Guide d'activité physique canadien. En plus, 29 % font de l'activité physique quatre jours ou plus par semaine, mais sans s'y adonner pendant assez longtemps ou à une intensité suffisante pour répondre à ces lignes directrices. Les autres ne sont pas assez actifs, 18 % faisant de l'activité physique deux à quatre jours par semaine et 19 % s'y adonnant encore moins souvent. Ces résultats s'appliquent autant aux hommes qu'aux femmes. (extrait du Bulletin no 31, voir également Les deux tiers sont des télégumes, Une nation de télégumes)

  • Auto-efficacité
    Il y a plus de personnes très confiantes de pouvoir accumuler quotidiennement une heure d'activité à n'importe quel niveau d'intensité qu'il y a de personnes très confiantes de faire, un jour sur deux, au moins 30 minutes d'activité physique à intensité au moins modérée. (extrait du Bulletin no 24)

  • Activités physiques les plus pratiquées
    Citées par au moins les trois quarts des adultes interrogés en 1997, les activités les plus souvent pratiquées demeurent, avec une bonne avance, la marche et le jardinage. Viennent ensuite la natation, les exercices à la maison, la danse sociale et la bicyclette, nommés par environ 50 % des adultes, puis les quilles, le patinage, le jogging ou la course à pied, les poids et haltères, le golf et le baseball ou le softball, dont 25 à 30 % des adultes ont fait part. (extrait du Bulletin no 32, voir également Les activités que l'on aime au Canada, Des activités pour tous les âges)

  • Structure des activités physiques
    Malgré le fait que la pratique d'activités physiques en dehors de milieux organisés soit la forme de participation la plus répandue, les adultes pratiquent souvent l'activité physique dans les milieux organisés et pas moins d'un cinquième s'adonnent à des activités physiques compétitives. (extrait du Bulletin no 22)

  • Choix en faveur de l'activité physique
    Parmi cinq manières d'intégrer l'activité physique dans la vie quotidienne, l'utilisation des escaliers est la manière la plus fréquente de le faire, d'après les réponses de 80 % des adultes. Environ les deux tiers ont répondu qu'ils font de légers et de gros travaux domestiques en guise d'exercice et qu'ils choisissent de faire à pied le trajet pour aller au travail ou faire des courses. Un quart choisissent de se déplacer à bicyclette. (extrait du Bulletin no 23)


Valeur accordée à l'activité physique et bienfaits perçus

  • Valeur accordée à l'activité physique
    La vaste majorité des adultes au Canada attachent de la valeur à l'activité physique : 42 % l'estiment personnellement très importante et 43 % la considèrent assez importante. Près de la moitié la considèrent très importante pour la santé, et jusqu'à un tiers la jugent très importante pour leur vie familiale, leur vie sociale et l'appartenance à la communauté. (extrait du Bulletin no 25)

  • Opinions positives
    La grande majorité des Canadiennes et Canadiens croient fermement que l'activité physique procure une gamme d'effets positifs. Ils sont particulièrement conscients des bienfaits de l'activité physique quant à la réduction des risques de maladie du coeur et de décès prématuré, et quant au maintien d'un poids sain. D'une manière générale, les personnes ne connaissent pas autant les effets positifs de l'activité physique sur les autres maladies et les conditions affectant la qualité de la vie sur le plan de la santé. Ces autres effets positifs comprennent une meilleure estime de soi, la prévention d'autres maladies telles que le diabète de type II et l'ostéoporose, la réduction du stress, une plus grande énergie, la capacité de s'acquitter des tâches quotidiennes et une plus grande détente. (extrait du Bulletin no 26, voir également L'activité physique en bref)

  • Opinions négatives
    La majorité des gens (56 %) croient que l'activité physique occasionne des blessures, 42 % estiment que l'activité physique cause des douleurs permanentes et raidit les articulations, tandis que 27 % sont d'accord avec l'énoncé selon lequel l'activité physique rend les gens trop musclés. (extrait du Bulletin no 27, voir également Activité physique sans douleur ni blessure)

  • Contribution à la vie communautaire
    En général, les Canadiens et Canadiennes croient fermement que les possibilités d'activités physiques concourent positivement à la qualité de la vie dans leur communauté. Environ les trois-quarts se sont dits moyennement ou fortement d'accord avec le fait que ce genre de programmes et services contribuent à l'esprit et à la fierté communautaires, donnent aux jeunes quelque chose à faire dans leur communauté et améliorent l'aspect de l'environnement. Plus de la moitié sont d'avis que ces possibilités d'activité physique contribuent à la sensibilisation à l'environnement, à l'engagement des gens dans la communauté, à la bonne entente avec des personnes ayant des antécédents culturels différents et au bénévolat au sein de la communauté. (extrait du Bulletin no 34)

  • Bénévolat
    Les Canadiens et Canadiennes ont fait don en moyenne de 96 heures de leur temps à des activités bénévoles pendant l'année. Les femmes consacrent plus de temps au bénévolat que les hommes (106 et 85 heures, respectivement). Parmi les bénévoles, 17 % prêtent leur concours au secteur de l'activité physique. Sur le nombre d'heures de bénévolat de ces personnes, 57 sont vouées au secteur de l'activité physique et 69 sont vouées à d'autres secteurs, portant le temps de bénévolat total à 126 heures par année. (extrait du Bulletin no 35)


Un environnement propice à l'activité physique

  • Emploi des fonds publics
    La vaste majorité de la population canadienne (93 %) estime que les sommes publiques affectées au soutien de l'activité physique devraient augmenter ou demeurer identiques. Plus précisément, 16 % des gens au Canada sont d'avis qu'il faudrait investir beaucoup plus d'argent dans les initiatives d'activité physique, 36 % jugent qu'il faudrait allouer plus d'argent à ce secteur, et 41 % de la population considère que les gouvernements devraient maintenir au niveau actuel leurs dépenses dans le secteur de l'activité physique. (extrait du Bulletin no 33)

  • Le rôle des gouvernements
    Plus de la moitié des répondants du sondage ont déclaré qu'il incombe dans une large mesure aux gouvernements de fixer des normes de sécurité visant l'activité physique et de s'assurer que les programmes d'éducation physique quotidienne sont obligatoires dans les écoles élémentaires et secondaires au Canada. Près de 50 % des répondants ont affirmé que «mettre des sentiers et d'autres zones d'activité physique à la disposition de la population» et «promouvoir la santé et le bien-être au sein de la population» sont des rôles clé des gouvernements. Enfin, pour un peu moins d'un tiers des répondants, «offrir des services, des programmes et des installations» et «fournir des informations sur les bienfaits de l'activité physique» sont des secteurs clés de responsabilité des gouvernements. (extrait du Bulletin no 36)

  • Ressources et services de soutien
    Les Canadiens et Canadiennes adultes considèrent l'accès à une infrastructure abordable comme une forme de soutien très importante d'un mode de vie actif. De fait, les trois ressources ou services qui, selon eux, les aident le plus à être actifs sont des formes de soutien relevant de l'infrastructure : l'accès à des rues et lieux publics sûrs, les installations, services et programmes abordables et l'accès à des sentiers, pistes et espaces verts. (extrait du Bulletin no 28)

  • Appuis aux modes de transport actif
    Les personnes qui ont un mode de transport actif, surtout celles qui se déplacent à bicyclette, tendent plus que les autres à attacher une grande importance à l'accès à des sentiers, pistes et espaces verts et à des rues et lieux publics sûrs en tant que formes de soutien d'un mode de vie actif. (extrait du Bulletin no 29)

  • Ressources et services pour les enfants
    Pour les enfants, la sécurité des rues et lieux publics, jugée très importante par 56 % des parents, arrive en première place. Elle est suivie par l'accès à des installations, services et programmes de sport et d'activité physique à l'école (52  %) et par l'accès à des espaces en plein air (51 %). (extrait du Bulletin no 30)


Publications portant sur le Sondage indicateur de l'activité physique en 1997 :
Fondements de mesures conjointes en vue de réduire l'inactivité physique
Progrès en prévention - bulletins 22 à 36

 

 

 


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